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  A propos du livre  Génocide et prévention  Pour les survivants Rwandais


A propos du livre

La faillite de l’humanité au Rwanda a été écrit dans le but de laisser un document aux enfants du général afin qu’ils comprennent pourquoi le père qu’ils ont vu partir pour une mission des NU en 1993 et le soldat qui est revenu en août 1994 n’était plus le même père.  À mesure que le livre prenait forme, il est devenu un journal personnel du génocide de plus de 800 000 âmes (à la fois Tutsi et Hutu) et a été dédié aux Rwandais, abandonnés à leur sort, qui ont été massacrés par centaines de milliers,  aux quatorze soldats des NU sous son commandement qui sont morts bravement au service de la paix et de l’humanité, et à sa recherchiste qui est décédée alors qu’elle travaillait très fort pour raconter cette histoire.

En 2004, au dixième anniversaire de la date où les gardiens de la paix des NU ont atterri au Rwanda, Random House Canada a publié l’inoubliable compte rendu de première main du génocide par celui qui a dirigé la mission des NU.  Fouillant loin dans sa mémoire bouleversée, le général Dallaire a écrit une histoire émouvante de trahison, naïveté, racisme et politique internationale.  Son message est simple et indéniable : "plus jamais".  





 

Quant le lgén Roméo Dallaire a reçu l’appel pour servir en tant que commandant de l’intervention des NU au Rwanda en 1993, il pensait qu’il s’en allait pour une modeste et simple mission de maintien de la paix.  Treize mois plus tard il s’est envolé pour la maison quittant l’Afrique déchiré, brisé, désillusionné et suicidaire, ayant assisté au massacre de 800 000 Rwandais en seulement cent jours.  Dans J’ai serré la main du diable, il emmène le lecteur avec lui dans un voyage de retour dans l’enfer du Rwanda, recréant de façon frappante les événements auxquels la communauté internationale a tourné le dos.  Ce livre est un impitoyable compte rendu témoignant de la faillite de l’humanité d’arrêter le génocide, en dépit d’avertissements opportuns.

Introduit à travers l’histoire de cette désastreuse mission se trouve le parcours de Dallaire comme froid guerrier persuadé à un commandant des NU dévasté, à un général à la retraite engagé dans une  pénible lutte pour trouver jusqu’à un certain point la paix, la réconciliation et l’espoir.  Ce livre est le comte rendu personnel de la conversion du général Dallaire d’homme sûr de sa valeur et ayant la certitude de ses hypothèses à un homme conscient de ses propres faiblesses et faillites et critique des institutions sur lesquelles il comptait.  Ceci ne va pas nécessairement avec les idées standard du leadership militaire, mais comprendre ce qui est arrivé au général Dallaire et sa mission au Rwanda est crucial pour s’expliquer les embrouilles morales avec lesquelles nos gardiens de la paix sont forcés de négocier lorsque nous leur demandons de s’impliquer dans les déloyales guerres mondiales.

Extraits de "J’ai serré la main du diable":

Mon récit n’est ni un compte rendu strictement militaire ni une froide recherche de type universitaire sur les raisons de l’effondrement du Rwanda.  Ce n’est pas non plus une mise en accusation simpliste des nombreux ratés de l’ONU dans son rôle de gardienne de la paix dans le monde.  Il ne faut pas chercher ici une histoire de héros et de salauds, même si on pourrait facilement l’écrire.

Ce livre est cri du cœur pour les milliers de personnes qui ont été massacrées, un hommage envers tous ceux et celles qui furent démembrés à coups de machette à cause de leurs prétendues différences avec ceux qui s’accrochaient au pouvoir…  Ce livre n’est rien de moins que le témoignage de quelques êtres humains mandatés pour aider leurs semblables à recueillir les fruits que la paix devait leur apporter.  Au lieu de cela, nous avons vu le diable étendre son emprise sur le paradis terrestre et se nourrir du sang des gens que nous étions censés protéger.